12 mars 2008

Sous les battements du coeur

Écouter le battement sourdD’un cœurCreuxContre lequel se jette la pluieFrapper sa peau tendueQu’elle résonneLe long des tubes artères,Qu’elle comprime la poitrineDe ses échos Écouter s'empreindre l'orageSur l'âmeLe laisser résonner,S'étendre, se feindre,Jusque sous la peau.Écho.La percussion sourde,Martellement irrégulierDe larmesSur les carreaux de pluie. Sentir se creuser les coursesDes gouttes Sur les parois ruisselantesEt tremblerJusqu’au plus profond De cette cavitéGorgée des vibrations du tonnerreQui se dessine dans les... [Lire la suite]
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09 mars 2008

Vous ne pleurerez pas

Vous ne pleurerez pasLorsque je mourrai dans les yeux de l’hiverSous la cape grise qui couve ParisLorsque des brins de terre glisserontSur un coin de lèvresPrès de vos sourires de nuit blanche Vous ne pleurerez pasAu creux du silence des pinsQui ne savent qu’écouterEntre trois fleurs et quelques vous Je veux entendre claquerLes braises d’une cigaretteQue s’avalent ses fumées froidesJe veux qu’un rire d’enfant ricocheEntre les pierres muettesQue le... [Lire la suite]
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04 mars 2008

Elle avait le soleil dans les yeux

Je crois que quelque part, nous avions toujours vécu près de la mer. Pourtant, depuis ce jour, le murmure des vagues résonne un peu plus profondément. Je me souviens encore. Surplombant la grève, humide des flots qui s'y reposaient quelques secondes, avant de repartir, happés par la houle, nous nous perdions un peu dans les plis de l'horizon. Quelques heures passées à écouter les nuages nous gronder de leurs gouttes qui s'écrasaient puissamment sur nos os, et voilà qu'une lueur perla, à l'autre extrémité de notre plage.... [Lire la suite]
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04 mars 2008

Anatomie

Un doigt longe la côte qui pointe sur le cœur, en canal courbé. Il presse sur la poitrine, pour comprimer le pouls qui s’estompe déjà. Lentement. Une main s’appose alors, tout entière. Elle, et sa chaleur tiède.  Les tempos s’accordent peu à peu à chaque bout de ce bras déposé sur un torse. L’index voyageur reprend calmement sa course corporelle, pour effleurer le cou et dessiner alors le pourtour des lèvres. Légère pression pour les onduler dans la pénombre des regards. Une nouvelle fois, la paume s’endort,... [Lire la suite]
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04 mars 2008

Flèche de sable

Quelques mots maladroits marchentPrès du bois des planches écorchées,S’asseoir dans quelques phrasesReprendre des souffles,Loin des coins de ces désertsBlancs. Ils saignent leurs encresRuisselant entre les grainsDe cette feuille sècheOù manquaient juste Les courants d’air Quelques sillons de bleusSe creusent, Déchirures entre les dunes Des paragraphesEt les bords du monde bougent,Oppressant les rigoles noirciesDe ces lettres fatiguées Un morceau de fenêtre entr’ouvertePerle le ventDéjà,Les coins se sont embrassésPour... [Lire la suite]
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04 mars 2008

J'ai des envies de bout du monde

entre les volutes du train et la nature qui sonne midi, semer mon doute sur les passants l'air oublié dans un café-ailleurs, m'imaginer toutes les couleurs et la vie comme du Prévert allez viens serre moi la main je ne partirai pas hier allez viens il ne manque que toi j'ai des envies de bout du monde j'ai des envies de bouts du monde, envie de les renaître dans l'ordre de les emmêler encore, dans tes cheveux puis de les embrasser entre nos paumes partons avant les trains, si tu le veux avant que leurs fumées ne... [Lire la suite]
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04 mars 2008

Il aimait la neige...

Il aimait la neige. Non pas comme l'on peut apprécier un paysage. Non. Lui, il aimait la neige comme l'on aime quelqu'un, de tout son cœur. Ses pas ne frôlaient pas les flocons sans qu'un frisson terrible ne lui embrasse l'échine, en caresse timide et ses mains nues, rougies par les yeux de l'hiver, se déposaient délicatement sur la peau blanche qui recouvrait le ventre du monde. Combien de fois avait-il dormi dans le creux de la forêt, à sentir les baisers du ciel fondre sur ses paupières, en écoutant les nuages lui... [Lire la suite]
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